Gérard Menoud
Le fondateurGérard Menoud: le fondateur
Un homme juste et humble
Gérard Menoud a vu le jour le 29 juillet 1936 dans le foyer de Constant et Lucie Menoud à la boulangerie de Grangettes. Il était le 4ème d’une fratrie de 7 enfants. Sa scolarité terminée, il suivit une formation d’enseignant à l’école normale de Fribourg, puis fut nommé instituteur dans la commune de St-Martin.
De 1957 à 1961, il enseigna aux élèves de ce cercle et dans le même temps dirigea et accompagna à l’orgue le choeur-mixte de ce même village. Pendant cette période, il a tissé de solides liens amicaux tout en se forgeant de merveilleux souvenirs. Puis il a repris des études dans lesquelles il n’a pas vraiment trouvé sa voie.
Le rassembleur
Dès 1964, il s’installa en Valais, à Salvan, où il travailla comme éducateur spécialisé, dans le foyer des Filles de la Charité « Notre-Dame-des-Monts » auprès d’enfants mis à mal par une vie de famille chahutée.
Et c’est là qu’il a terminé sa vie professionnelle en tant que directeur en 1998.
Dès 1999, suite à plusieurs voyages, Gérard se rendit dans le sud du Maroc à Ouarzazate, où il fit la connaissance de Sr Francesca qui lui fit découvrir Amnougar.
Il fut tout-de-suite conquis par ce projet et y adhéra avec beaucoup de coeur et de conviction.
Si l’on devait faire un portrait de Gérard, ce serait celui-ci :
Gérard était un homme rassembleur : il aimait les fêtes de famille, les retrouvailles qu’il animait souvent avec son accordéon.
Faire et être
Il était un homme profondément bon, plein de générosité et de compassion. Sa foi en Dieu, sa dévotion envers la Bienheureuse Marguerite Bays et sa croyance en un monde toujours meilleur, l’ont amené à participer activement au projet d’Amnougar. Sr Francesca disait de lui : » Gérard était un homme juste et humble, à imiter par nous tous, un homme de paix dont le monde a si besoin aujourd’hui. »
« Faire et Etre » fut le chemin de vie de cet homme d’action et de renouveau, à Amnougar et en Suisse. C’est dans sa foi, sa prière, ses longues marches silencieuses, ses rencontres avec les religieuses franciscaines de Ouarzazate, qu’il trouvait la force, la générosité et la joie d’offrir aux démunis, comme aux enfants en Suisse, un bonheur auquel ils avaient droit.
En janvier 2016, après un court séjour dans sa famille fribourgeoise, il laissait en partant, ce message:
« J’ai eu la joie de me donner, de tout donner. Les biens matériels que j’avais gagnés par mon travail, sont devenus les biens des démunis. Amnougar! C’est maintenant ma famille, je suis heureux de la retrouver, je l’aime et me sens aimé! »
C’est d’Amnougar, en mars 2016, que Gérard est entré dans la grande famille du Ciel.
